UN GRAND MOUVEMENT, ET APRES ?
Rassemblements des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s, 17 octobre, 24…
Malgré les interdits, les risques, les intimidations, elles et ils se lèvent et s’expriment, toutes générations confondues, pour nos droits, les libertés, la démocratie, les conditions d’enseignement, d’études, les salaires, le logement, la santé, le climat, la paix... ; contre le racisme, contre l’extrême droite. Avec créativité, dynamisme, détermination.
On assiste à une refondation, à une réinvention politique.
Et le 5 novembre amplifiera ce mouvement…
Oui mais, en même temps …
« Nous vivons une situation de décalage entre l’irresponsabilité politique de la gauche et les capacités de mobilisation de la société sur des questions qui sont l’ADN de la gauche. » (L’APRES)
Sommes-nous assuré-e-s que « la puissance du mouvement social » pourra être un point d’appui pour une nouvelle dynamique à gauche ?
NON ! Car les deux gauches irréconciliables se sont reconstituées et leur antagonisme se grave dans le marbre jour après jour.
Certains acteurs politiques ont vite oublié que c’est au vu des résultats de la présidentielle de 2022, donc sous la pression populaire, que la NUPES a vu le jour, et c’est pour faire barrage à l’extrême droite que le NFP s’est constitué en 2024.
N’épiloguons pas sur les motivations des un-e-s et des autres : réelle volonté d’appliquer le programme ou pour sauver des sièges ? Débat stérile...
Les candidats « de gauche », sincèrement, ou de façade, à la présidentielle de 2027, même s’ils affichent un soutien aux revendications et aux manifestations, ne sont pas dans ce mouvement.
Pourquoi ?
Ils ont tous privé le peuple de gauche, les citoyen-e-s mobilisé-e-s, les act-eur-rice-s du mouvement social ; d’un grand débat national, de réflexions nourries, riches, vivantes, en vue d’un projet de société, lié à la désignation démocratique du ou de la candidat-e, en refusant une primaire de toute la gauche.
Débat national et démonstration d’une démocratie réelle qui auraient crédibilisé les aspirations à une VIème République …
Les rejets des un-e-s ou des autres, les refus de dialogue dressent des barricades contre un optimisme mobilisateur et contre les aspirations populaires à la victoire à la présidentielle.
Glucksmann … candidat social-démocrate à l’issue d’une primaire censitaire, à la recherche d’alliances au centre – a minima ? Les adhérent-e-s du PS qui se sont prêté-e-s à cette manœuvre mortifère, en opposition frontale à leur premier secrétaire, creusent donc de nouvelles fissures dans leur formation politique et l’affaiblissent. Nul à gauche n’y a intérêt.
Faut-il considérer les sondages qui donnent Marine Le Pen victorieuse dans tous les cas de figure comme nuls et non avenus ? C’est confortable de le penser, mais loin de la réalité. Irresponsable. Suicidaire.
Faut-il faire semblant d’ignorer que les actions au grand jour d’une extrême droite protéiforme ne sont que la partie visible de l’iceberg : c’est à dire ce qui remue silencieusement dans les tréfonds d’une certaine population vulnérable travaillée en profondeur par la « presse » Bolloré ?
« L’APRES ne renonce pas à poursuivre le travail utile en vue d’une candidature qui soit un débouché solide au mouvement social et qui rassemble le plus largement possible pour que la gauche puisse aller au second tour et l’emporter. »
Après son université d’été des 22, 23 et 24 août, les réunions largement ouvertes de son Parlement, les 4 octobre et 14 novembre, avec de nombreux votes, et après les débats dans les sections locales et les départements, L’APRES adoptera une position lors d’une nouvelle session de son parlement les 12 et 13 décembre.
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